En direct de Tigres Volants

Des liens et des images comme autant d'inspirations pour l'univers de science-fiction du jeu de rôle Tigres Volants
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S’il y a bien un concept terrien qui a le don d’agacer les Eyldar, c’est celui du biomimétisme et, de ce point de vue, les arbres éoliens de conception européenne remportent sans doute le pompon.

Il s’agit cependant d’une idée, héritée de la Ruinenpolitik européenne, qui a pu grandement améliorer l’efficacité énergétique de certaines cités, sans pour autant ravager le paysage. Mais les Eyldar trouvent que, tant qu’à faire des arbres, ça serait mieux si c’était de vrais arbres.

Jamais contents!

Dans notre monde, ces “arbres à vent” sont un projet français qui existe déjà à l’état de prototype.

Lorsque la Fédération des hautes-terres a enfin réussi à envoyer un vaisseau hyperluminique jusqu’à Fantir (sans se perdre en route, s’entend), il n’a pas fallu très longtemps aux Américains pour voler les plans et concevoir leur propre vaisseau, qu’ils ont tout naturellement baptisé “Enterprise”.

L’histoire officielle ne dit pas que leur engin est tombé en panne à la sortie d’hyperespace, en limite du système stellaire, et a dû être remorqué jusqu’à une station spatiale. À leur décharge, il est arrivé exactement la même chose au vaisseau highlander, sauf que les Américains avaient au moins pris le temps d’apprendre quelques mots d’eyldarin et d’atalen…

Dans notre monde, ce “IXS Enterprise” est réalisé par Mark Rademaker, un concepteur 3D spécialiste de Star Trek, mais qui pour le coup s’est basé sur des travaux sur un moteur à distorsion du Dr Harold G. White, médaillé par la NASA.

La construction de la capitale highlander, Central City, a donné lieu à un des plus intenses concours d’architecture jamais vu sur Terre. Si beaucoup pensent que la ville est un mélange délirant de mégalomanie futuriste et de brutalisme, il faut se dire qu’on a échappé à bien pire, comme ce concept de gare verticale, nœud ferroviaire au cœur de la ville.

Il est assez terrifiant de penser que, dans notre monde, ce concept est somme toute récent, né de l’esprit de deux architectes britanniques, Christopher Christophi and Lucas Mazarrasa, vu sur Inhabitat.

Une des premières tâches de la République panafricaine, une fois l’unification achevée et la paix avec le fort turbulent voisin du nord obtenue, fut d’améliorer la qualité de vie de ses concitoyens – et, par “qualité de vie”, il s’agissait souvent de survie tout court.

Parmi les solutions déployées, les “arbres de vie” mis au point en Éthiopie ont pu apporter une solution temporaire au problème de l’approvisionnement en eau, avant que des travaux d’infrastructure plus lourd puissent être entrepris.

La technologie est encore utilisée dans quelques colonies highlanders sur des terres arides, pour contrer les sécheresses.

Dans notre univers, la Warka Tower, dont parle cet article du Smithsonian, sont des structures raisonnablement simples qui utilisent les différences de température entre jour et nuit dans les régions arides pour extraire jusqu’à 100 litres d’eau par jour, par condensation. Les premiers modèles devraient être installés en Éthiopie en 2015.

Dans la plupart des véhicules qui vont à une certaine vitesse – particulièrement les avions, les trains magnétiques et, bien sûr, les vaisseaux spatiaux – la notion de hublot a depuis longtemps été remplacée par des écrans. 

D’une part, ça évite des problèmes d’ingénierie propres à des joints qui fuient ou ce genre de blague et, d’autre part, cela peut aussi servir de support à des systèmes de réalité augmentée.

Dans notre réalité, de tels dispositifs sont déjà en projets, comme l’image ci-dessus, concept de l’intérieur du futur jet privé supersonique S-512 (annoncé pour 2018).

Pendant les Années d’Ombre, une préoccupation constante a été le relogement des millions de réfugiés, particulièrement en Asie. Une des solutions explorées a été la mise en place de projets de construction incluant le bâtiment et de quoi le construire – en l’occurrence, du bambou.

Une grande quantité de bâtiments de ce genre ont vu le jour dans la première moitié du XXIe siècle, mais ils ont acquis une mauvaise réputation du fait de défauts de construction et de maladies dont souffrait le bambou utilisé.

En 2300, la méthode a été perfectionnée, notamment grâce à des processus copiés sur les Eyldar et les Atlani, mais elle n’est plus guère utilisée que pour des logements temporaires.

(Idée vue sur Inhabitat, qui hélas n’apporte pas beaucoup d’informations supplémentaires.)

Pour beaucoup d’Africains, la République panafricaine représente une sorte d’âge d’or, l’émancipation du continent et son ascension, foudroyée par l’invasion highlander et la trahison des élites.

Bien entendu, ce genre d’opinion n’est pas très bien vue en Fédération des hautes-terres, mais elle est sans doute autant présente que dans la diaspora africaine de Copacabana ou d’Europe.

De cette période subsistent encore quelques bâtiments, exemples flamboyants d’une architecture tournée vers l’avenir.

Dans notre réalité, la plupart de ces bâtiments – tirés d’un article sur io9 – prédatent la Troisième Guerre mondiale, mais j’ai une tendresse particulière pour l’Afrique, alors on va faire comme si.

Ah, les Soviets, on les connaît: quand il s’agit de faire des avions qui ressemblent à des gros tas de béton qui se traînent au ras des vagues, y’a du monde!

On appelle ça d’ailleurs des ékranoplanes, des engins qui ne volent que par effet de sol et qui ont à peu près l’élégance de parpaings moches.

Les exemples sur la page sont à porter au crédit de l’artiste britannique Al Crutchley, via le fabuleux site Concept Ships.

J’ai plein d’histoires dans ma tête, mais ça vous le savez déjà. Une de ces histoires, en rapport lointain avec l’univers de Tigres Volants, concerne une civilisation eyldarin militarisée – un peu comme l’Elcarasiri, mais à l’échelle de la galaxie.

Comme je fais une fixette sur les avions, j’avais imaginé qu’ils avaient des intercepteurs dont la dernière génération, au nom de code “Dieu des ténèbres”, avait un peu la tête du modèle ci-dessus – baptisé moins poétiquement “Chicken Jet” par son auteur, Al Brady.

L’image vient du fabuleux site “Concept Ships”.

Bon, ce n’est pas tout à fait vrai: ce modèle est certes inspiré de formes que l’on retrouve plus volontiers chez les Siyani ou les Eyldar (qui prennent des produits siyansk) que, mettons, en Europe soviétique, mais comme il n’y a guère que des Terriens pour utiliser des vélos, celui-ci a été conçu à Copacabana.

Il comporte un moteur d’assistance électrique – indispensable pour affronter certaines rues de la Ville libre – et un système d’entraînement sans chaîne, ce qui simplifie l’entretien (surtout quand on va à la plage). Il peut aussi se transformer en vélomoteur et recharger sa batterie par l’action de l’utilisateur.

Dans notre réalité, ce concept, vu sur Inhabitat, est conçu par le studio INgSOC, Edward Kim et Benny Cemoli.